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Ciano : Un conservateur face à Hitler et Mussolini

Ciano : Un conservateur face à Hitler et Mussolini


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Fils d’un héros de la Grande guerre, gendre de Mussolini et son fervent admirateur, Galeazzo Ciano passait pour un pur produit du régime fasciste, lorsqu’il accéda à 34 ans au ministère italien des Affaires étrangères. Toutefois, il s’y comporta en représentant d’une bourgeoisie conservatrice hostile au national-socialisme qui concevait l’axe Rome-Berlin comme un moyen de pression exercé sur la France et l’Angleterre, suivant la diplomatie traditionnelle du palais Chigi. Ciano s’associa à la décision de Mussolini d’une alliance avec l’Allemagne dans l’espoir de mieux contrôler son partenaire. Hitler voulant la guerre à tout prix, Ciano réussit à convaincre son beau-père de maintenir l’Italie dans la paix en septembre 1939 ; mais les succès de la Wehrmacht et le tempérament belliqueux du duce firent échouer cette politique en juin 1940. Dans l’espoir de reconquérir une position de dauphin sérieusement ébranlée, Ciano soutint l’offensive italienne en Grèce qui se solda par un grave revers militaire. Dès lors, les illusions d’une guerre parallèle satisfaisant les seuls intérêts nationaux s’évanouirent. L’Italie fut entièrement tributaire de l’Allemagne qui considérait Ciano comme un traître à l’alliance du pacte d’Acier. Éloigné du pouvoir en février 1943, ce dernier s’efforça vainement d’entrer en contact avec les Anglo-américains pour négocier une paix séparée. Après son vote hostile à Mussolini du 25 juillet au Grand Conseil fasciste, il s’enfuit pour gagner l’Espagne, livré par l’Allemagne aux fascistes de la République de Salò. Condamné à mort après une parodie de procès, il fut fusillé à Vérone en janvier 1944. Le drame de Ciano est lié à la duplicité de sa politique. Les Italiens lui reprochaient sa germanophilie alors qu’il avait tout fait pour préserver la paix. Sa personnalité était complexe, tiraillé entre la simplicité d’un caractère parfois immature et l’arrogance d’un homme parvenu trop jeune au faîte du pouvoir et soucieux d’en imposer par sa prestance dans un régime fondé sur les apparences. Il compensait son manque de culture et d’expérience par une sensibilité intuitive qui lui permettait d’entrevoir l’avenir avec une sagacité surprenante ; mais il y avait en lui un curieux mélange de ténacité politique et d’inconscience lorsqu’il s’agissait de son destin personnel.

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